15.04.2012

TOUS A LA HAYE LE 18 JUIN !

 

Le 11 Avril 2011, l’armée française a bombardé le palais présidentiel de la Côte d’Ivoire avant d’enlever et de séquestrer le Président de la République  Laurent Gbagbo. Son successeur a été imposé à la tête de la Côte d’Ivoire par un coup d’état militaire français.

 

Laurent Gbagbo a ensuite été  livré le 30 Novembre 2011 à la Cour Pénale Internationale. Son procès commencera à La Haye le Lundi 18 Juin.

 

Depuis sa création il y a dix ans, la Cour Pénale Internationale s’est signalée par son acharnement contre l’Afrique n’inculpant que des Africains  et fermant les yeux sur crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés,  suscités ou financés sur le sol africain  par des puissances étrangères.

 

Laurent Gbagbo est le premier chef d’Etat inculpé par la CPI. Face à ces méthodes coloniales inadmissibles dont la CPI se fait une nouvelle fois complice, un vaste mouvement international de soutien à Laurent Gbagbo s’organise .

 

La manifestation du 18 Juin devant la Cour pénale Internationale a pour but immédiat d’aider Laurent Gbagbo à prouver son innocence et à obtenir sa libération et plus largement de protester contre la violation systématique de la souveraineté des Etats africains par les puissances étrangères néocoloniales qui est allée en 2011 jusqu’à  une guerre de six mois conduite par l’Otan contre un état africain, la Lybie,  et  à l’assassinat de son chef.

 

 

 

Le MOSOURPA, association créée à Marseille pour défendre la souveraineté des pays d’Afrique participe à ce mouvement international et à la manifestation du 18 Juin.  Il organise un voyage collectif à La Haye au départ de Marseille

 

  • Le départ en car aura lieu le DIMANCHE 17 JUIN au matin et le retour se fera le MARDI 19 juin au matin.
  • Le coût du voyage aller retour MARSEILLE – LA HAYE – MARSEILLE s’élève à 150 euros par personne. Il vous sera demandé de payer la totalité du montant du ticket de transport au plus tard le 26 avril 2012
  • Afin de ne pas alourdir le budget, Il n’y a pas d’hébergement prévu, les participants dormiront dans le car qui reste à disposition tout le temps du voyage. Chacun prévoit son casse-croûte et ses boissons.

 

 

 

Une fiche technique détaillée sera remise ultérieurement à chacun des participants. Une réunion générale aura lieu quelques temps avant le départ.

 

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS A L’ADRESSE MAIL SUIVANTE : mosourpa@mailz.org

 

Merci de laisser votre nom, numéro de téléphone et le nombre de personnes intéressées. Nous vous contacterons aussitôt.

 

 

 

 

 

Fait à Marseille, le 6 avril 2012

 

MOSOURPA : MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique

 

61, rue Consolat 13001 MARSEILLE

 

13.03.2012

Lettre à l'Attention de Laurent Gbagbo envoyée le 12 mars 2012

 

 

 

 

 

 

MONSIEUR LE PRESIDENT


Les soussignés réunis à Marseille le 03.03.2012 à l'invitation de l'association MOSOURPA, « MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d'Afrique » et le  soutien de SURVIE 13, "FRANCAFRIQUE, BAS LES MASQUES", ayant examiné ensemble les problèmes soulevés par la CPI et en particulier par la procédure menée à l'encontre de justiciables africains et plus particulièrement celle menée contre vous, se permettent de vous adresser leurs sentiments de solidarité.

Ils ont constaté en premier lieu le caractère non fondé de la saisine de la CPI à votre encontre à moins de considérer que la Côte d'Ivoire n'est plus un Etat de droit et que ses juridictions sont hors d'état de se prononcer équitablement.

Paradoxalement la CPI s'est reconnue incompétente pour statuer sur le sort de SAYEF ISLAM KADHAFI alors que la Libye est dans un complet état de désorganisation.  Cette simple et première observation que nous tenions à vous transmettre montre l'arbitraire des positions du parquet de la CPI et la pratique des « deux poids deux mesures » qui affecte son fonctionnement.

Le massacre de Douékoué pratiqué par la rébellion aujourd'hui proche de OUATTARA devrait faire l'objet d'une saisine de la CPI ce qui, à ce jour, n'est pas le cas.

Les participants se sont engagés à poursuivre l'analyse et à saisir le procureur de la CPI d'un mémoire en défense de votre personne considérant que vous êtes la victime de la politique répressive menée par la France et par ses satellites africains.

Nous vous assurons de notre soutien fraternel.

 

11.03.2012

L'IMPUNITE INTERNATIONALE DES POLITIQUES ET LA COUR PENALE INTERNATIONALE PAR ROBERT CHARVIN

Extrait de « Juger les politiques »
« Nouvelles réflexions sur les responsabilités des dirigeants publics »
L’Harmattan Février 2011


La création de la Cour Pénale Internationale Permanente à l'issue de la Conférence de Rome, réunissant 160 Etats, le 17 juillet 1998, provoque un certain nombre de réactions traditionnelles chez nombre de juristes.
_ Sans aller jusqu'à présenter l'évolution du droit et des institutions comme un "long fleuve tranquille", il est fréquent d'en faire un processus quasi linéaire allant du pire au toujours mieux, ponctué de quelques ·"accidents" sur lesquels le plus souvent le silence est de rigueur. Il en est ainsi de l'histoire constitutionnelle française (avec des remarques discrètes sur la Commune, Vichy, ou sur le coup d'Etat militaire à l'origine de la V ième République) ou" de la marche irrésistible du droit international vers un meilleur "ordre" et plus d"'humanité" pour le plus grand bénéfice des droits de l'homme.
Ce serait une force transcendante et autonome qui animerait le droit par delà les hommes et les Etats. C'est un rapport magique au droit naturel qui fonde les explications sur le cheminement juridique. La Cour Pénale Internationale serait aussi le résultat, comme le souligne R. BADINTER, de la "prise de conscience, essentiellement au sein de l'Union Européenne et de la pression très forte de l'opinion internationale mobilisée par les O.N.G." l'emportant sur les "intérêts acquis ou des habitudes tenaces" (1)

Ainsi, la justice politique internationale mise en place ne serait pas politique, c'est-à-dire l'expression conflictuelle des pouvoirs dominants de l'ordre international et le droit ne serait pas une production sociale reflétant, bien qu'avec une relative autonomie les rapports de forces de la société internationale.
- Sans se priver d'un certain "quant à soi critique" sur la forme et la procédure, la règle est que les juristes soient les laudateurs attitrés de l'existant. Ce fétichisme du présent, au-delà du fait qu'il facilite les carrières, relève d'un conservatisme plongeant ses racines dans un monde (dont sont issus la majorité des juristes) où la conflictualité n'atteint pas un fort degré de tension : l'ordre existant est harmonieux par le simple fait qu'on en bénéficie.

Cette conscience illusoire fait applaudir à la Cour Pénale Internationale qui "pourra juger, bien sûr pas tous les salauds de la terre, mais certains crimes particulièrement odieux". "Cela n'empêchera sûrement pas que des crimes soient commis, mais cela aura au moins valeur d'exemple et 'donnera corps à l'idée ... selon laquelle il existe des solidarités qui transcendent les frontières ... ". "Tout bien pesé, malgré ses imperfections, la Cour constitue un des "hauts" de cette marche vers un peu plus de Solidarité entre tous les êtres humains" 2


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