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22/04/2015

QUELLES ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN 2015 EN COTE D'IVOIRE ?


MOSOURPA


MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d'Afrique

 


mosourpa@mailz.org
http://mosourpa.hautetfort.com


Marseille le 20.04.2015


Lettre ouverte à M. JOHN DRAMANI MAHOMA, Président du Ghana, Président de la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

 


Monsieur le Président,


Votre pays est membre de la CEDEAO depuis sa création et vous en êtes le président en exercice.
Cette communauté qui regroupe près de 300 millions de personnes est à juste titre soucieuse de la stabilité des Etats qui la composent car la stabilité est la condition indispensable du développement. Le Communiqué officiel du .dernier sommet en atteste.


« Le dernier sommet de la CEDEAO a marqué tout l'intérêt que la communauté et ses états membres devaient porter aux élections nationales qui doivent se tenir en 2015 et à leur régularité. De son côté, le chef de l'Etat ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, John Dramani Mahama, après s'être félicité des progrès enregistrés dans la sous-région et cité les défis qui restent à relever, s'est projeté dans l'avenir en évoquant le 40ème anniversaire de l'organisation, qui sera célébré en 2015 mais aussi les échéances électorales prévues dans cinq pays. Il a souhaité aux gouvernements et aux peuples de ces Etats (Nigéria, Côte d'Ivoire, Togo, Guinée et Burkina Faso) des élections pacifiques, crédibles, libres et honnêtes, avant de les assurer de l'assistance habituelle que la CEDEAO apporte à ses membres en vertu de ses instruments comme son protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. »


Notre mouvement est particulièrement préoccupé par la situation politique en Côte d'Ivoire où une élection présidentielle doit se tenir en fin d'année et nous ne pouvons accepter que se renouvelle la situation des précédentes élections où une CEDEAO divisée n'a pu éviter la crise postélectorale et a avoué implicitement son impuissance politique en ne trouvant à intervenir que par l'envoi d'une force de « casques blancs» de l'ECOMOG qui au lieu de s'interposer a pris parti  contre le pouvoir légal dans le conflit et a ajouté des violences inutiles à l'impuissance politique de la Communauté."


Mais la crise postélectorale n'a été que le pire moment d'une longue crise commencée bien plus tôt. Aucun des gouvernements de la CEDEAO ne peut en effet ignorer que, depuis plus de dix ans, la situation politique en Côte d'Ivoire a été marquée par un glissement progressif organisé par l'ancienne puissance coloniale hors de l'Etat de droit. Alors que l'élection présidentielle de 2000 avait ouvert la page nouvelle d'un vote démocratique dans le respect de la Constitution, dès l'année 2002 la France intervenait brutalement dans la vie politique du pays, soutenait une sécession de fait dans le Nord du Pays et dictait ses ordres par les «accords » de Marcoussis. Le Président qui ne gouvernait plus que la moitié du pays a tout fait pour éviter une guerre civile entretenue de l'extérieur jusqu'à accepter, en désespoir de cause, d'organiser en 2010 une élection présidentielle dans un pays dont la moitié du territoire était tenue par des bandes armées hors la loi et jusqu'à accorder une dérogation exceptionnelle à un candidat qui ne remplissait pas, pas plus qu'il ne les remplit aujourd'hui, les conditions de l'article 38 de la Constitution ivoirienne pour sa candidature.


Malgré ces conditions abracadabrantes, le Président sortant a gagné cette élection et sa victoire a été proclamée par le Conseil Constitutionnel dans le respect de la loi. Les procès-verbaux de l'élection ont été conservés par ses partisans et le résultat est incontestable. Malgré cela, une étrange alliance de la France, des Etats-Unis et de l'ONU, se substituant à la CEDEAO et à l'Union Africaine divisées et impuissantes, a décidé de ne pas respecter le vote de la population ivoirienne, a refusé un recomptage contradictoire des bulletins qui avait été demandé par le président Gbagbo et a imposé, par une intervention armée, le perdant au poste de président. Le Président légal a été séquestré plusieurs mois et envoyé, sur la base d'accusations infondées, devant la Cour Pénale Internationale qui depuis près de quatre ans est impuissante à constituer un dossier à charge. Depuis ce coup d'Etat, les libertés politiques ont disparu en Côte d'Ivoire qui a aujourd'hui le triste privilège de détenir sans jugement près d'un millier de prisonniers politiques.


Nous avons toutes les raisons de redouter que le coup d'Etat d'Avril 2011 ne se prolonge et que la prochaine élection présidentielle de la fin de l'année 2015 soit une triste mascarade en violation de la Constitution et en rendant impossible l'expression libre d'une opposition politique au candidat du pouvoir. S'il devait en aller ainsi toutes les conditions seraient réunies pour que le pays, qui a déjà beaucoup souffert, retombe dans les horreurs d'une nouvelle guerre civile.

Les africains de la diaspora dont nous portons l'expression et qui ont, n'en doutez pas, « mal à l'Afrique» presque chaque jour, souhaitent au contraire qu'une réconciliation nationale ait lieu. La condition première est le respect de la constitution et la libération des opposants au pouvoir actuel. Elle nous parait incontournable et nous vous demandons respectueusement d'intervenir au sein de la CEDEAO pour faire comprendre à l'actuel pouvoir ivoirien que la Côte d'Ivoire, l'Afrique de l'ouest, et l'Afrique toute entière n'ont rien à gagner au prolongement d'une situation qui déshonore l'Afrique et alimente en Europe un mépris néocolonial ironique et bien vivant pour «ces africains qui ne sont pas prêts pour la démocratie! ». C'est parce que, là où nous travaillons, là où nous vivons, en France en Europe ou ailleurs, nous refusons d'être complices de ce déshonneur, que nous attendons de vous une intervention diplomatique ferme pour ramener la Côte d'Ivoire dans le chemin du droit et de la liberté.
 

Cette intervention politique de la CEDEAO est urgente et nécessaire et s'inscrit parfaitement dans le cadre des orientations du dernier sommet en faveur d'élections pacifiques, crédibles, libres et honnêtes. Notre mouvement comme, à n'en pas douter, les populations de la CEDEAO, comprendrait mal qu'une nouvelle fois les désaccords entre Etats membres ne laissent à la communauté que l'ultime recours à la force militaire, le triste précédent de 2011 ayant montré que l'ECOMOG n'avait été que l'échelon avancé de la force militaire de la puissance néocoloniale. Il n'est plus aujourd'hui acceptable que des troupes africaines continuent à servir, aux frais des gouvernements africains, de fantassins supplétifs de l'armée néocoloniale qui garde seule la maitrise du ciel et, par ce biais, des opérations stratégiques. La honte est à son comble lorsque celui qui était le Président de la République française en 2011 se vante, avec un cynisme outrageant , comme il l'a fait récemment, d'avoir chassé manu militari le président Gbagbo.
Conscients des capacités de votre pays à exercer une influence démocratique, positive et apaisante dans l'Afrique de l'Ouest, nous vous repercions par avance de l'attention que vous voudrez bien accorder à une requête qui s'inscrit dans la droite ligne des préoccupations officielles de la CEDEAO et dont l'urgence est évidente.


Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, nos très respectueuses salutations.
Le Président
   
Maurice Dale Bagno
Président

17/09/2014

MARSEILLE LE SAMEDI 4 OCTOBRE : GRANDE CONFERENCE FRANC CFA

EVENEMENT   DE  LA  RENTREE : GRANDE  CONFERENCE  SUR  LE  FRANC  CFA (Franc des Colonies Françaises d’Afrique)

Vous  êtes du Bénin, du Burkina, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Bissau,  de la Guinée Equatoriale,  du Mali, du Niger, du Sénégal, du Tchad, du Togo….ou des Comores……

Vous êtes invités à la conférence sur le Franc CFA donnée  par Mr Nicolas AGBOHOU, Professeur à l’Université de Paris/Sorbonne, expert  en Gestion Economique et Monétaire, auteur du livre : L’Euro et le Franc CFA contre l’Afrique, sous la présence effective de Mr robert CHAVIN, Expert en relations internationales, Président d’honneur de MO.SOU.R.P.A et de Mme Feu le Président Thomas SANKARA (sous réserve),

le SAMEDI 04 OCTOBRE 2014 à 14Heures  à la CITE des ASSOCIATIONS

93, La Canebière 13001 Marseille

pour comprendre :

-          Les Mécanismes  par lesquels le Franc CFA, monnaie IMPOSEE par la France,  contrôle  et détruit les économies des pays d’Afrique noire  francophone.

-          Pour comprendre pourquoi ces 15 Etats  doivent  AVOIR leur PROPRE MONNAIE.

IL EST TEMPS QUE  L’AFRIQUE NOIRE FRANCOPHONE ASSURE  ELLE-MEME SON DEVELOPPEMENT.

 

Associations organisatrices :

Mouvement pour la Souveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique (MO.SOU.R.P.A) mosourpa@mailz.org Tél : 0673908401 et le Réseau Actif Panafricain (RAP) Tél : 0664343662.

Merci de vous inscrire à l’adresse mail ci-dessus.

21/06/2014

http://soutienetliberte.wordpress.com/2014/06/

Archives Mensuelles: juin 2014

 

Interview de François MATTEI, auteur d’un livre d’entretiens avec Laurent GBAGBO

Le 26 juin 2014, le livre "Pour la vérité et la justice", aux Editions du Moment, sera disponible en librairie.
Il est le fruit de nombreuses rencontres entre le journaliste François Mattéi et le Président Laurent Gbagbo au Centre de détention de la CPI, à Scheveningen.

Interview de François Mattéi par Toussaint Alain et Joachim Vokouma. EventnewsTv.tv, PoliticoMag. 20 juin 2014.